
Le projet "Regards croisés sur les enjeux du nickel pour le développement de la Nouvelle-Calédonie" porté par Sonia Grochain de l'IAC démarrera en mars 2012.
RESUME du projet : Contexte et positionnement du projet
Le programme part du constat des vulnérabilités de l’économie calédonienne malgré deux décennies d’une croissance soutenue et des niveaux de revenu élevés.
La Nouvelle!Calédonie partage certaines des caractéristiques des petits Etats insulaires, en étant notamment exposée aux chocs extérieurs (en particulier aux fluctuations du cours du nickel). Elle est soumise à d’importants changements sociaux opérant conjointement à une industrialisation rapide à court terme.
Malgré une réelle diversification de son économie depuis la fin des années 1980, elle reste aussi – et c’est une spécificité par rapport à nombre d’Etats insulaires ! dépendante des transferts publics français. Les défis économiques majeurs de la Nouvelle-Calédonie, du fait de ses choix antérieurs, semblent dès lors reposer sur la réussite conjointe de sa décolonisation, de son émancipation, de l’exploitation de ses ressources minières et de son industrialisation, sans compromettre l’avenir, d’un point de vue politique, économique,social, culturel et environnemental.
Dans ce contexte, l’objectif principal du programme est de caractériser et d’analyser, d’un point de vue historique et en prospective les trajectoires de développement de la Nouvelle!Calédonie. Plus précisément, nous cherchons à répondre aux questions suivantes : Quel rôle le secteur minier peut!il jouer dans une perspective de développement durable de la Nouvelle Calédonie ? Comment peut!il intégrer les contraintes sociales et environnementales aux préoccupations liées au développement économique tout en concourant efficacement au rééquilibrage et à la communauté de destin ? Quels seront les impacts des projets industriels sur la trajectoire de développement, la dynamique de rééquilibrage et le processus politique
des Accords de Matignon et de Nouméa ? La situation locale présente nombre de traits communs avec d’autres situations rentières et/ou insulaires, mais ses particularités imposent aussi un regard original et des angles d’analyses spécifiques. Le programme entend ainsi croiser des approches quantitatives usuelles des économies rentières mais non encore totalement explorées en Nouvelle Calédonie, des approches macroéconomiques plus innovantes (éléments de comptabilité verte, indice de progrès véritable), mais aussi des approches plus qualitatives d’économie politique, susceptibles de contextualiser les analyses et modélisations. Son positionnement est donc pluridisciplinaire.... Pour en savoir plus télécharger le résumé du projet au format pdf.