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   Fabrice Colin, Directeur de l'IRD - nov 2004
Fabrice Colin, Directeur de l'IRD - nov 2004 Fabrice Colin, directeur de l’Institut de la recherche pour le développement : «j’étais également chargé de mission par le ministère de l’Outre-Mer et de la Recherche pour monter, ici, le Centre de recherche et de technologie du nickel, le CNRT. »


Un pôle de recherche dans le Nord, des programmes plus adaptés aux besoins locaux : les orientations décidées par le nouveau directeur de l’Institut de la recherche pour le développement (IRD) obéissent toutes au même objectif : inscrire davantage le centre dans son environnement.
•Les Nouvelles calédoniennes : Vous venez de prendre les fonctions de directeur de l’Institut de la recherche pour le développement, mais vous n’êtes pas tout à fait un inconnu pour les Calédoniens...
•Fabrice Colin : Je suis arrivé en Calédonie depuis trois ans déjà et, jusqu’à maintenant, je cumulais trois fonctions, toutes en relations avec les géosciences, c’est-à-dire la géophysique et la géochimie des écosystèmes sol, plantes, eau. J’étais à la fois directeur, à l’IRD, d’une unité de recherche en géosciences de l’environnement et directeur adjoint du Centre européen de recherche et d’enseignement en géosciences de l’environnement, un institut rattaché à l’université d’Aix-Marseille III. Parallèlement, j’étais également chargé de mission par le ministère de l’Outre-Mer et de la Recherche pour monter, ici, le Centre de recherche et de technologie du nickel, le CNRT.
•LNC : Vous avez été nommé pour quatre ans. Quelles seront les grandes orientations de votre mandat ?
•F. C. : J’ai la chance de pouvoir m’appuyer sur une équipe très efficace, tant administrative que scientifique, et je tiens à ce mode de fonctionnement collégial. L’objectif principal, en accord avec les collectivités publiques et privées du territoire, est maintenant de mieux adapter nos thèmes de recherche aux besoins locaux. C’est dans cet esprit-là que nous voulons, par exemple, créer un véritable pôle de recherche dans le Nord. Il devrait être opérationnel d’ici deux ans. Plus généralement, un groupe de travail a été créé avec les chercheurs pour définir une stratégie de recherche sur quelques grands axes. La mission principale de l’IRD est d’aider au développement, et les programmes que nous développerons en premier sont évidemment ceux qui touchent à des secteurs porteurs d’activités économiques.
•LNC : Très concrètement, qu’est-ce que cela signifie ?
•F. C. : Il s’agit de conforter nos points forts qui sont l’océanographie, la biologie terrestre, les géosciences de l’environnement et les recherches sur les substances naturelles. Parallèlement, je voudrais développer des programmes de recherche plus approfondis sur les biodiversités terrestres mais aussi marines et surtout coralliennes. Nous allons également développer les sciences humaines que l’IRD avait abandonnées il y a plusieurs années maintenant. Ces réorientations se feront évidemment en partenariat étroit avec l’Université de Nouvelle-Calédonie, la Communauté du Pacifique, l’Institut agronomique calédonien, l’Institut Pasteur mais aussi les Affaires maritimes ou Météo France.
•LNC : Les Assises de la recherche ont mis en lumière la nécessité de renforcer les coopérations régionales. Quelle est votre position ?
•F. C. : Les réorientations que je viens d’évoquer doivent s’inscrire dans une dimension régionale. Nous devons arriver à faire de l’IRD une matrice au sein de laquelle toutes les collaborations, en matière de recherche fondamentale comme de recherche appliquée, seront facilitées. Cette volonté de développement des échanges s’applique aussi à la formation. Nous devons arriver à mettre en place un véritable réseau.
Source Les Nouvelles Calédoniennes
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